On en parle dans la presse…

“La Fée des Anniversaires
C’est là que la magie rejoint l’enfance, pour de vrai. Il y a 8 ans, Béatrice Berger, prof de théâtre passionnée par l’imaginaire merveilleux des petits, invente la Fée des Anniversaires pour faire une surprise poétique à sa fille. Puis aux enfants de ses amis, puis à leurs copains, puis, puis, puis… Le bouche à oreille-pointue-d’elfe fait son œuvre, et la Fée devient quasiment incontournable à Bruxelles, le jour où l’on souffle ses bougies. Les bout’choux l’attendent avec la même ferveur que saint Nicolas. La barbe en moins, une silhouette sylphide et une longue chevelure blonde en plus, la Fée est timide. Avant d’oser paraître devant les enfants, elle envoie son assistante préparer le public. Tandis que les pestais invités arrivent en grappes, Béatrice maquille les fillettes en papillons ou e princesses et les petits garçons en chevaliers ou Zorro. Chacun de ces maquillages est déjà une œuvre d’art. Quand la joyeuse assemblée piaillante est enfin rassemblée, on peut commencer à chercher différents éléments de la formule magique qui fera venir la Fée. Tandis que les parents et les bambins, émerveillés ou éreintés (souvent les deux), se posent dans la cuisine pour prendre un café, Béatrice prend le petit groupe en charge et les mène d’une quète à l’autre, des poèmes cachés dans le frigo jusqu’aux bonbons planqués sous le lit, pour que la Fée se sente en confiance. Les enfants devinent le goût des fruits qu’ils mangent les yeux bandés (minimum un bol englouti par enfant, juste avant la dégustation des gâteux, elle est finaude, la Fée!), ils dansent, ils courent dans le jardin ou dans le parc voisin pour récupérer quelque diamant magique géant, et bientôt la Fée sort de la forêt enchantée. On entend un bruit cristallin de clochettes, les enfants s’avancent à pas de louveteaux vers une pièce qu’on a gardée sombre, et voici qu’elle apparaît. Surnaturelle dans sa robe de lumière, belle et éthérée, elle reconnaît tout de suite l’heureux héros de la journée et lui offre tout une mise e scène de lucioles et d’étincelles colorées. Le moment est féerique, osons le pléonasme, car même les adultes les plus avertis ont les yeux qui brillent comme au soir de leur premier Noël. Puis la Fée ressent le besoin de se reposer, et tandis que les bambins courent dévorer des tonnes de tarte aux framboises, Béatrice réapparaît pour prendre, elle aussi, un goûter bien mériter.
Lorsque Béatrice quitte l’anniversaire, on sait que quelque part dans une forêt magique, ce soir-là, une Fée digèrera sa part de gâteau…”

Bruxelles des Bout’choux – Julie Grégoire et Elisabeth Clauss – Editions Renaissance du Livre